Le meurtre de Marie-Michèle CALVEZ

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 1994, vers 3 heures du matin, deux marins-pêcheurs de Saint-Guénolé préviennent la gendarmerie qu’une voiture brûle le long de la route entre Penmarc’h et le Guilvinec dans le Finistère, dans un terrain vague, derrière une ancienne conserverie de poissons.

Dans la Seat Ibiza, un corps calciné est retrouvé dans le coffre. Grâce à l’immatriculation du véhicule, les enquêteurs vont pouvoir identifier la victime. Il s’agit de Marie-Michèle CALVEZ, quarante ans, démarcheuse en assurance pour la compagnie UAP qui réside à Plonéour-Lanvern (Finistère) depuis sa plus tendre enfance.

Qui pouvait en vouloir à cette jeune femme sans histoires ?

La nuit du crime, un témoin entend à travers les volets d’une fenêtre restée ouverte, la voix de deux hommes près de la voiture en feu. Cette personne pourra même identifier quelles bribes de la conversation comme « c’est bon, on y va ». L’autopsie révélera que la victime était décédée avant le début de l’incendie.

Au départ de l’enquête, son compagnon, médecin généraliste, est suspecté. Toutefois, il sera mis hors de cause. Puis les gendarmes se tournent vers un ami d’enfance de Marie-Michèle CALVEZ, qui sera également relâché. Un temps, l’hypothèse d’un crime commis par des marins-pêcheurs des Sables-d’Olonne a été évoquée. Cependant, cette piste a été écartée. Pour la soeur de la victime, Catherine CALVEZ, le meurtre de Marie-Michèle a été commis par un proche.

En 1998, une récompense de 50 OOO € (300 000 francs) a été proposée pour toute personne susceptible de relancer l’enquête. Cette prime est toujours d’actualité.

En 2014, la piste d’un détournement de patrimoine d’un couple ayant fait fortune dans l’hôtellerie et l’immobilier a été suivie mais à ce jour, elle n’a pas abouti. Selon le procureur de Brest « Beaucoup d’investigations ont été faites. On ne peut exclure aucune piste. Avec les progrès de la science, et notamment les analyses d’ADN, on peut représenter un certain nombre de scellés ».

Après plus de 25 ans d’enquête, ce cold case reste toujours un mystère et le dossier est toujours à l’instruction.

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